1. Les États mettent en place diverses politiques :
- renforcement de la surveillance des frontières maritimes et terrestres (exemple : opérations de Frontex) ;
- accords avec des pays de transit ou d'origine pour qu'ils retiennent les migrants ou acceptent leur retour (exemple : accords avec la Turquie, la Libye, la Tunisie) ;
- criminalisation de l'immigration irrégulière et durcissement des conditions d'asile ;
- politiques d'interception en mer par les garde-côtes nationaux ou des entités soutenues par l'UE (exemple : garde-côtes libyens) ;
- débats et tentatives de mise en place de mécanismes de solidarité européenne pour la répartition des demandeurs d'asile (souvent difficiles à concrétiser).
2. Les conséquences pour les migrants sont souvent dramatiques :
- augmentation des risques pris pour éviter les interceptions, empruntant des routes plus dangereuses ;
- renvois (pushbacks) illégaux vers des pays où ils risquent des violations de leurs droits fondamentaux (torture, détention arbitraire, travail forcé), notamment en Libye ;
- difficulté accrue d'accéder à une procédure d'asile équitable ;
- conditions de vie très précaires dans les camps ou centres de détention après interception ;
- traumatismes psychologiques liés aux interceptions et aux refoulements.